RESEAU MALIEN DE LUTTE CONTRE LES MUTILATIONS GENITALES FEMININES



Situation au Mali

Depuis plus d’une décennie, la lutte contre les MGF a commencé et s’est intensifiée à cause des complications immédiates, durables et des conséquences sexuelles, psychologiques et sociales relevées par les services médicaux et de l’atteinte aux droits de la femme et de la petite fille édictée par les législateurs.

Après la Conférence Internationale sur la Population et Développement (CIPD) tenue au Caire en 1994 et le Sommet Mondial des Femmes de Beijing en 1995, les acteurs que sont les ONG nationales et internationales, les associations de défense des droits de la femme, les services techniques de santé, des activités etc. ont renforcés les actions entreprises en faveur de l’abandon de l’excision.

Les Organisations Non Gouvernementales et les Associations ont mené des actions d’information, de formation et de plaidoyer en l’endroit des hommes et impliqué des acteurs stratégiques tels que les leaders religieux, communautaires, les exciseuses les hommes et femmes de castes, les paires éducateurs dans la diffusion des messages de sensibilisations.

L’engagement politique du Mali contre l’excision s’est manifesté par une série d’actions entreprises depuis 1984 avec la mise en place COMAPRAT (Comité Malien de Lutte Contre les Pratiques Traditionnelles). Cela s’est accentué avec les associations et ONG à partir de 1991.

En 1996, le gouvernement a créé le Comité National pour l’Eradication des Pratiques Néfastes (CNAPN) sous l’égide du Commissariat à la Promotion des Femmes. Il a été remanié en 1999 avec l’élection du Commissariat en Ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille (MPFEF).

En 2002 la création du Programme National de Lutte contre la Pratique de l’Excision (PNLE) par ordonnance N° 053 / PRM du 04 juin 2002 dont une des missions est de coordonner toutes les actions de lutte contre l’excision

Une décision du ministère de la santé interdisant la pratique par les agents socio sanitaires en milieu médical, Aujourd’hui, le PNLE dispose d’un plan stratégique 2002 – 2006 dont l’objectif général est de contribuer à réduire la pratique de l’excision au Mali.

Depuis 1996, le Réseau Malien de Lutte contre les Mutilations Génitales Féminines a vu le jour et compte aujourd’hui une soixantaine de membres.